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Traitement hormonal de la ménopause : la physiologie conforte la théorie de la fenêtre critique d’efficacité
Daniel ROTTEN, Saint-Denis
Des observations expérimentales faites chez des primates non humains (des singes cynomolgus nourris avec un régime à haute teneur en graisse) ont ouvert la piste à la théorie de la fenêtre critique d’efficacité. Les bénéfices du traitement hormonal varient selon le délai écoulé entre le moment où survient la déprivation estrogénique et celui de l’initiation du traitement. Chez les humains, l’âge de début de l’hormonothérapie agit selon le même paradigme. Selon cette conception, le délai écoulé entre le moment où survient l’arrêt de la sécrétion estrogénique et l’âge de début de l’hormonothérapie seraient, isolément ou associés, la traduction indirecte de l’état des issus vasculaires sous-jacents. Une fois l’endothélium vasculaire endommagé et le degré d’athérosclérose trop important, le traitement hormonal sera, au mieux, inefficace. Appliquée aux études épidémiologiques, cette théorie réconcilie leurs résultats. Mais il reste à faire le lien entre épidémiologie et physiopathologie.
C’est ce qu’ont fait H.N. Hodis et al.(1) et I. Sriprasert et al.(2), en comparant chez des femmes traitées la progression des lésions infracliniques d’athérosclérose en fonction du délai de début de l’hormonothérapie.
Rappel d’histoire (3,4) Dans les dernières années de la décennie 1980, plusieurs études observationnelles, qu’elles soient prises en compte individuellement ou réunies en méta-analyses avaient montré que le traitement hormonal prescrit chez les femmes après la ménopause a un effet bénéfique...
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